Wet web’s and damned bandits

Play ball 17h45 pour jouer 5 manches sous une pluie incessante. Par respect pour l’équipe qui s’était déplacée nous n’avons pas demandé de rain out d’autant que les dates de reports de match sont presque épuisées.

Franchement, tous le monde à envie de rentrer regarder par la fenêtre tomber la pluie avec un chocolat chaud à la main, le chat sur les genoux et Tom Waits qui réchauffe les enceintes et l’atmosphère. Mais non.

Kuba pitcher starter fait un travail relativement régulier et cherche ses marques sur un monticule qui ressemble de plus en plus à une montagne de Nutella® périmé. Cassoulet, empêtré de sa mauvaise humeur due à sa gueule de bois de la veille, daigne descendre de son précieux eight spot et retrouve le sourire quand il échange avec Kuba l’ascension de la petite montagne. Vite relevé par notre cap’tain closer qui fait un travail remarquable compte tenue des conditions. K K K K K K sur Katre manches.

C’est Amir - Amur - qui a dégusté les giclées de boue à chaque lancé de nos 3 lanceurs. Les genoux dans la marre, il tient les 5 manches sans broncher, on sait maintenant que quand il est concentré, Amir se tait.

La défense mouillée en infield et trempée dans le champ, s’empêtre dans les herbes d’un Mortemart tondu par une chèvre édentée et accumule les erreurs laissant les Web’s gagner du terrain dès le début. L’équipe des Bandits est plutôt soudée jusqu’à la fin. Ça râle mais ça joue, ça glisse et sa lance dans tous les sens mais ça y croit. Et sur le banc, des supporters courageux qui résistent à l’humidité omniprésente tant bien que mal nous donne du courage.

En attaque, Romain fortifie ses stats, Bobby RBI-ise et chacun se bat pour un total de 7 Hits pour 7 points - contre le même nombre de Hits pour l’équipe d’en face qui score 20 points ce qui en dit long sur le nombre d’erreurs de notre défense nous expliquera Manu qui score tout le match entre coin de dugout et parapluie/clope assisté, off course, de la charmante et plus fidèle supportrice (égalité avec Audrey je dirais) de la saison.

C’est Xavier qui contrôle ce joyeux bazar boueux et bandidesque le sourire aux lèvres et la face tachetée et il faut avouer que son regard s’affute avec l’expérience.

Curieusement cette rencontre n’est pas la pire de la saison, grâce aussi aux Web’s qui partagent le respect et le bon esprit qui nous caractérise mais je suis certain que la salvatrice douche chaude fût merveilleuse de réconfort pour tous le monde.